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 Langues vivantes langues mortes?

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Sarah
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MessageSujet: Langues vivantes langues mortes?   Lun 14 Jan - 18:07

Il ya une tendance a penser,
Que la langue Arabe est une langue morte,
Or nous savons tous et toutes la contribution
De cette langue internationale (ONU),
Dans ce qui a eté jadis,
Dans le paradis perdu
(Al Ferdaws Al Mafkoud)

Aujourdhui les Anglais pensent que leur langue
Est vivante du moment qu'elle se parle le plus,
Et qu'elle contribue plus a l'humanité

Si on mesure la vie d'une langue ,
Par ce qu'elle produit/invente/ecrit etc.,
Une langue qui n'a rien produit
Est elle morte?
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Sarah
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MessageSujet: Langues vivantes langues mortes?   Lun 14 Jan - 18:10

Citation :
L’arabe comme « langue morte », ancienne.

La langue arabe, du fait d’un problème de pluriglossie qui ne lui est pas propre d’ailleurs (l’Allemand, par exemple ou l’Espagnol connaissent le même phénomène) a malheureusement fait les frais –pour des raisons trop longues à évoquer ici- de l’ambiguïté « classique/littéral ». Dans les pays arabes, la langue, et cela est tout à fait normal, est enseignée comme langue nationale, d’abord comme langue tout court, hélas, dans un sens très classique –nous y reviendrons- puis comme véhicule pour toutes les disciplines aux programmes scolaires. Du fait de l’omniprésence des dialectes, ce phénomène de pluriglossie n’a jamais réellement été pris en compte et donc a été géré pragmatiquement selon les pays et surtout laissé à la compétence des enseignants et leur savoir-faire personnel.

Précisons que longtemps cependant, et surtout après l’indépendance des pays du Maghreb, les différents régimes successifs ont d’abord eu comme attitude d’imposer à l’école l’Arabe littéral au sens « pur » avec quasi interdiction d’utiliser les dialectes ! Un peu à la manière de la France interdisant il y a soixante-dix ans à peine, l’usage de langues régionales (breton, occitan) à coup de férule.

Cet aspect contre-productif au niveau pédagogique est heureusement dépassé depuis longtemps et l’Arabe « classique » cohabite avec son volet dialectal, au grand soulagement de tout le monde. Y compris de nos jours dans les médias officiels et même les plaidoiries au sein des tribunaux. Les choses évoluent dans le bon sens….
Nous avons employé l’expression « arabe classique » volontairement, car jamais, dans le monde arabe on n’a accepté de faire la différence entre l’arabe littéraire –classique et l’arabe moderne.

La question relève de l’idéologique et du politique : la langue arabe est celle dans laquelle a été révélé le Coran, logo divin universel, vérité essentielle, immuable et éternelle. Reconnaître que cette langue a évolué, c’est reconnaître implicitement qu’elle s’est éloignée du message divin, laïcisée en quelque sorte. De nos jours encore, ce sujet reste tabou : la langue liturgique est une et indivisible, valable en tous lieux et en tous temps. Prétendre le contraire, relève quasiment de l’hérésie ! Du moins au niveau du discours officiel… Dans la réalité, tout le monde sait que la langue a évolué, tous les spécialistes et les professionnels concernés contribuent à cette évolution : néologismes en abondances, mais aussi structures allégées, puisées abondamment dans les dialectes mais aussi dans les grandes langues dominantes (Anglais, Français…), notamment dans la presse et la littérature moderne.


Le résultat de cette incapacité à trancher la question et à permettre donc des recherches sérieuses dans le domaine, est que tous les systèmes scolaires et universitaires des pays arabes baignent dans une ambiguïté telle que l’on continue à enseigner l’arabe un peu comme une « langue morte », ancienne ! L’aspect communication est dévolu aux dialectes, voire à une hypothétique « langue intermédiaire », les aspects purement cognitifs, destinés aux savoirs fondamentaux, réservé à l’arabe « classique », encore enseigné dans les plus pures traditions anciennes et confiné essentiellement aux domaines de l’écrit ! La littérature arabe médiévale et l’enseignement de la grammaire « à l"ancienne » occupent encore une place de choix dans les manuels scolaires.

Des élèves « primo-arrivants » rejoignent chaque année le système scolaire français en provenance de pays arabes. Ils possèdent des compétences incontestables en Arabe, mais de façon passive : brillants à l’écrit, ils sont souvent incapables de tenir un discours soutenu oralement au delà de quelques minutes ! Il en va d’ailleurs de même pour les enseignants du primaire et du secondaire que nous avons eu le loisir de rencontrer lors de sessions de formation franco-arabes organisées en France
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Sarah
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MessageSujet: Langue vivantes, langues mortes?   Lun 14 Jan - 18:12

L’arabe moderne en tant que langue vivante de communication


Citation :
Le grand bond effectué en Europe depuis quelques décennies est d’avoir (re)découvert qu’une langue est d’abord un moyen de communication privilégié entre humains ! De grands travaux de recherche (avec des moyens conséquents mobilisés) notamment pour l’Anglais et le Français Langue Etrangère, ont été encouragés et ont permis de déboucher sur des stratégies pédagogiques radicalement différentes, pour ne pas dire « révolutionnaires », notamment dans les années soixante-dix.

En effet, enseigner le Français en tant que langue nationale, dès l’école primaire, pour préparer les élèves à assimiler les savoirs fondamentaux aussi bien dans les disciplines scientifiques que littéraires, requiert une démarche appropriée ; enseigner cette même langue en tant que langue vivante étrangère à des publics non francophones dont le besoin premier est souvent de pouvoir communiquer –oralement et par écrit- de façon assez rapide et efficace exige des choix pédagogiques d’une autre nature. Tout ceci paraît aujourd’hui évident, voir banal. Cela ne l’était guère il y a à peine une trentaine d’années …


- Les premières méthodes basées sur l’approche communicative : avantages et inconvénients :
Nous avons déjà longuement abordé la façon originale dont les spécialistes du Français Langue Etrangère ont procédé pour réunir un vaste corpus sur le Français contemporain

(voir sur notre forum, la réponse apportée aux questions d’un chercheur Espagnol).


Cette nouvelle approche communicative, donnant la priorité à la langue orale a débouché sur la première génération de méthodes dites SGAV (Structuro-Globales Audiovisuelles). Oui, ces fameuse méthodes « globales » tant décriées aujourd’hui !
Strictement structurales et « globalistes » (la langue comme un tout indissociable), ces méthodes, pourtant innovantes à l’époque ont mis en pratique l’approche communicative avec différents procédés :

- en apportant le concept de « situation de communication ». Il s’agit de mettre des personnages en situation de communiquer à propos d’un sujet donné à un moment donné et en un lieu précis (café, marché, école, plage ….)
- en introduisant le son et l’image (il s’agissait d’images fixes projetées sur un écran) pour permettre à l’apprenant de se mettre lui-même dans la situation et mieux percevoir les échanges langagiers.
- Les bandes-son étaient enregistrées avec des voix de natifs à qui on demandait de respecter un débit normal, naturel.

Mais en dépit de l’effet de mode et de l’engouement suscité par la nouveauté, ces méthodes montrèrent très rapidement leurs limites .


D’abord, concrètement, leurs promoteurs, en dépit de leurs convictions en matière de communication et leur désir de rupture avec les procédés traditionnels, n’ont pas réussi à se libérer totalement de la sacro-sainte grammaire au centre de toutes les préoccupations. Bien qu’équipés de corpus langagiers modernes et actualisés, ils ont continué à bâtir des grammaires, certes plus fonctionnelles, plus adaptées aux besoins de la communication orale. Et c’est seulement à partir de ces grammaires (avec des progressions très rigoureuses), qu’ils imaginaient les saynètes et dialogues proposés au public. Au final, ces échanges sensés être plus naturels, se trouvaient entravés par les nécessités de la progression grammaticale (et lexicale) ; les auteurs, bridés en venaient à imaginer des situations de communication convenues, lassantes à la longue, quand ils n’étaient pas obligés de faire dire à leurs personnages des propos visiblement inspirés par des considérations de structures grammaticales !

Plus grave encore : le choix de ce que l’on appelait « la grammaire implicite ».
Les tenants du SGAV étaient convaincus de l’inutilité de l’enseignement de la grammaire explicite. L’apprenant était sensé assimiler la grammaire uniquement par le matraquage de la bande-son, la récurrence des structures fondamentales et leur réutilisation en situation « réelle ». Cette démarche n’a jamais donné les résultats escomptés, bien au contraire, elle a produit des générations de locuteurs un peu « robotisés », perdus dès qu’ils se retrouvaient dans des situations inédites, manquant totalement d’autonomie.
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Sarah
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MessageSujet: Langue vivantes, langues mortes?   Lun 14 Jan - 18:14

Comme un etre humain,
Une langue se doit de laisser
Les traces de son exsitence,

Si elle echoue c'est qu'elle est stérile,

Parler une langue ne veut nullement dire qu'elle est vivante,
Dans le sens universel du terme,
Sauf dans le cas ou elle prouve au monde
Qu'elle est capable de contribuer a la civilisation,

l'Arabe (helas) frole le seuil de la mort,
Si ses defendeurs ne l'utilisent pas,
Et stagnent dans le stade de la traduction (parfois aveugle)

Je suis pour l'Arabe,
Je traduis quand je peux,(pas n'importe quoi)
J'enseigne cette langue quand on me le demande,(parfois)
OUI ICI MEME,
Ou les gens sont curieux et assoiffés de savoir


Il faut regarder le probleme d'un oeuil objectif,
C'est a l'homme de faire perpetuer une langue quelle
Qu'elle soit,

Tout ce qui se parle est langue
(voir les definitions de langues en psycho-sociologie)

Quand nous voulons détruire une langue,
Nous commencons par la reduire en dialecte,
Nous l'interdissons d'etre parlée/enseignée,

Les raisons sont multiples,

L'Islam est innocent des ces pratiques,
Et tout ceux qui reprochent l'erreur a l'Islam se trompent,

En Algerie l'image est claire pour ceux qui VEULENT VOIR:
Les berberes ont conservés leur langues,
Pourquoi?

Parceque les fatihines n'avaient en aucun moment
L'intention de détruire la civilisation, la dignité du peuple berbere,
Sauf celle de leur demander d'Unifier le Créateur,

Meme si d'autre crient autrement
Nous connaissons l'histoire aussi,

Pourquoi les berberes ne parlent pas l'Arabe?
Parcequ'ils sont libres.

En revanche ils parlent bien la langue du colon Français qui a detruit,
Ravagé, mutilé des population berberes avant de les soumettre a ses ordres,
Bizarre non? Rolling Eyes

Pourtant ce colon n'avait aucune mission spirituelle
Sauf de piller le pays, donc c'etait un simple voleur

Il faut se demander:
Le Coran est en Arabe,
Quand on veut detruire un peuple,
On commence par sa langue,
sa culture,
La religion suit
automatiquement,

Car plus on s'eloigne de l'Arabe,
Et plus on oublie nos racines religieuses
(lire a ce propos Malek Bennabi),
Et par conséquent la religion.

Nos langues nous appartiennent,
Notre destinée est forgée par nos outils de communications,
Plus ces outils sont updated et plus ils sont performants
REVEILLONS NOUS
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